18 novembre : sortie à Verdun

Les 3e à Verdun

Par admin clg-lalique2, publié le samedi 30 novembre 2019 21:00 - Mis à jour le dimanche 1 décembre 2019 11:40
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Les élèves de 3e sont partis sur les traces de la Grande Guerre à Verdun le 18 novembre dernier, accompagnés de leurs enseignantes Mmes Schmitt, Rennié, Ledermann et Spitz. En préambule à la première visite, certains élèves ont lu au micro, dans le bus, des lettres de Poilus étudiées en classe de Français.

La première étape a été la citadelle souterraine de Verdun, construite entre 1886 et 1893 et qui s'étend sur 7 km de galeries à la fin de la guerre. Cet ouvrage fortifié a été le point de départ des soldats pour le front et une base logistique ; on peut y voir la reconstitution de la vie quotidienne des soldats et comment le soldat inconnu placé sous l'Arc de Triomphe a été choisi.

 

 

 

 

La suite du parcours a mené le groupe au fort de Vaux ; érigé entre 1881 et 1884, il fut l'un des hauts lieux de la bataille de Verdun et objectif prioritaire des allemands ; attaquée en 1916, isolée et sans soutien extérieur, la garnison française résiste, jusqu'aux combats à l'intérieur du fort avant d'être vaincue. Le fort est finalement abandonné par les allemands qui ne sont pas arrivés à prendre Verdun. La guide a beaucoup insisté sur les conditions de vies dans le fort, les problèmes d'approvisionnement en eau, les conditions sanitaires,.. On peut découvrir différentes parties du fort : l'infirmerie, le poste de commande,, la chambre du commandant Raynal...

 

 

La troisième étape a été l'ossuaire de Douaumont, monument érigé à la mémoire des soldats morts au champ de bataille ; il recueille les ossements de 130 000 soldats non identifiés de toutes nationalités. Il se compose d'un cloître long de 137 mètres constitué de 46 alvéoles représentant chacune un secteur de bataille et d'une tour aussi appelée Lanterne des morts, haute de 46 mètres. Devant l'ossuaire se trouve une nécropole où reposent 16 000 soldats français ; à l'est se trouve un mémorial consacré aux soldats de confession juive, à l'ouest se trouve un monument à la mémoire des soldats musulmans. Un film retrace la bataille de Verdun et l'histoire de la construction de l'ossuaire.

 

 

Les élèves ont ensuite marché dans une partie d'un boyau de ravitaillement, sous la pluie. Les boyaux permettaient la relève des troupes, le déplacement de matériel et le ravitaillement en vivres et en munitions ; ils serpentent au plus près du front et permettaient un relatif abri. Le peu de boue qu'il y avait ce jour-là, a rebuté certains élèves qui avaient peur de se salir ; les conditions étaient cependant loin de celles qu'ont vécus les soldats, à savoir, les pluies torrentielles, la gadoue et le grand froid.

Le dernier arrêt a été l'un des villages « mort pour la France », Fleury-devant-Douaumont. Pris et repris seize fois en deux mois de combats, Fleury n'est plus que ruines à la fin de la bataille de Verdun ; ne subsistent que de grands cratères creusés par les bombes et des stèles indiquant les différents lieux du village. En raison de l'entretien de la forêt, une grand partie du village n'était accessible. Le village, qui comptait 422 habitants, ne sera pas reconstruit mais restera lieu de souvenir.

 

 

Durant cette journée, les élèves ont pu se rendre compte de visu les ravages de la bataille de Verdun qui a duré 300 jours et qui a fait 300 000 morts.

Pour compléter cette journée, les élèves de 3e B ont recopié des lettres de Poilus sur du papier vieilli et d'autres ont fait des dessins ; ces réalisations, accompagnées d'une exposition de livres sur la Première Guerre mondiale, peuvent être vues au CDI.